Un vignoble hors-normes, perché entre mer et montagnes
Sur les hauteurs de Nice, le Bellet déploie ses 650 hectares d'appellation d’origine contrôlée (AOC), dont moins de 60 sont effectivement plantés en vignes — un chiffre qui, à lui seul, révèle la rareté et la difficulté d’exploiter ce vignoble coincé entre la mer et les sommets alpins (source : INAO). Ce micro-terroir bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel (plus de 2 700 h/an), de la bise marine et de la fraîcheur nocturne venue des Préalpes : un territoire aussi exigeant que beau, où chaque vendange est un exercice de précision.
La vendange à Bellet, c’est la rencontre de l’histoire — les premières vignes datent de l’Antiquité — et d’un contexte naturel qui impose ses règles. Ici, tout commence par la nature du terrain : des restanques (murets en pierres sèches qui retiennent la terre), des pentes parfois abruptes (jusqu’à 30%), des sols de galets roulés, le fameux poudingue niçois typique. À chaque étape, la main humaine dialogue avec un paysage qui décide souvent du tempo.