L’éclosion du bio dans le vignoble niçois : héritage et contexte
Au-dessus de la baie des Anges, les collines de Bellet accueillent l’un des plus anciens et des plus secrets vignobles de France. Dans ce paysage minéral, entre pins parasols et restanques, la transition vers la viticulture biologique a pris un sens tout particulier. Ici, loin d’être un simple effet de mode, le bio répond à la fois à une nécessité écologique et à une exigence de pureté, héritée d’un terroir qui ne connaît ni excès ni concessions.
L’histoire moderne du bio dans le Bellet s’insère dans un mouvement national. En France, la viticulture biologique, reconnue officiellement depuis 1985 grâce au cahier des charges de l’AFNOR puis à la certification européenne (Règlement CE 834/2007), a connu un essor au tournant des années 2000 (Jus de Terroir). Mais à Bellet, la vraie poussée du bio commence plus tard, vers la fin des années 2000 — un décalage souvent attribué à la petite taille du vignoble et à sa dimension familiale, qui rendent chaque mutation plus réfléchie.